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Chroniques d'albumsMusique

Always Ascending – Franz Ferdinand (2018)

Pochette de l'album Always Ascending

Après bien des changements au sein du groupe dont une séparation avec leur guitariste Nick McCarthy en 2016, Franz Ferdinand revient 4 ans après son dernier opus Right Thoughts, Right Words, Right Action, plutôt réussi, avec Always Ascending.

Franz Ferdinand version 2017 (avec deux nouveaux membres à la guitare -Dino Bardot- et au clavier -Julian Corrie-) est donc revenu sur le devant de la scène après une tournée nord américaine et quelques dates en festivals européens (Rock en Seine, notamment) cet été. A la première écoute, il ressort que ce 5ème album studio Always Ascending a des influences plus électro, mais il a su garder la "patte" britannique dans les arrangements musicaux. Bref, le rock "made in UK" cher à notre (mon) cœur est toujours là.

Always Ascending s'ouvre donc sur le titre éponyme. Ce single fut le premier dévoilé par le groupe, le 25 octobre 2017. C'est un très bon titre d'ouverture: en quelques minutes on re-découvre avec plaisir l'univers du groupe oscillant entre le rock et la pop, avec cette fois-ci, des touches de musique électro. L'harmonie prend forme tout de suite et dès la fin du premier couplet le dynamisme est là. On danse ?


C'est un titre taillé pour le live, qui envahira sans aucun doute la scène lors de leur prochaine tournée.

Lazy Boy est agréable à l'oreille mais ne dégage pas autant d'énergie que son prédécesseur. La guitare y a une place plus importante, mais n'apporte pas pour autant la touche de folie qu'on aime entendre chez Franz Ferdinand. Paper Cages est plutôt réussi dans sa production, avec un piano aérien et groovy. Finally est sans relief et l'on passe à The Academy Award sans en avoir retenu grand chose. Pour le coup, ce dernier est plus original: une guitare en arpèges qui accompagne la voix d'Alex Krapanos dans un titre plus calme et apaisant.

  1. Always Ascending
  2. Lazy Boy
  3. Paper Cages
  4. Finally
  5. The Academy Award
  6. Lois Lane
  7. Huck And Jim
  8. Glimpse Of Love
  9. Feel The Love Go
  10. Slow Don’t Kill Me Slow

On arrive finalement à la moitié de l'album un peu sur notre faim, avec un début tonitruant qui ne s'est pas confirmé.

La deuxième moitié de Always Ascending repart sur des bases de musique synthétique avec Lois Lane. Le refrain apporte un peu d'intensité au titre, qui met du temps avant de décoller. Le pont apporte enfin le dynamisme attendu, et c'est finalement un titre agréable. Il serait toutefois plus dans la lignée de la collaboration entre Franz Ferdinand et Sparks dans le supergroupe FFS. Huck and Jim est construit un peu dans la même veine, même si le style musical est totalement différent. Si je ne suis pas fan des arrangements des couplets, très rythmés mais répétitifs et monotones, les ponts et les refrains apportent un caractère d'hymne au titre, qui sera pour sûr un des meilleurs moments en live de cet album. L'histoire contée dans ce titre est joliment mise en valeur par le talent (maintes fois prouvé) de compositeur d'Alex Kapranos. Glimpse Of Love fait (trop) écho à Feel the Love Go, deuxième single de l'album. On finit (presque) sur un titre fort, donc les incessants "Why don't you come over here ?" sont une invitation à rentrer sur la piste de danse. Le solo de trompette est une belle originalité au titre.

La fin de l'album est déconcertante. Après une montée en intensité sur 3 titres, on finit pour de bon sur une ballade d'une (trop) grande complexité musicale avec Slow don't kill me Slow.

Le groupe de Glasgow était attendu au tournant avec ce nouvel opus Always Ascending. Loin d'être le renouveau total que l'on attendait, il s'agit plus d'une belle harmonie entre les nouvelles influences synthé/électro apportées par les dernières collaborations du groupe ainsi que leur expériences sur scène avec leur identité musicale rock-pop flashy. La cohérence et l'intensité de l'album ne sont pas toujours au rendez-vous, mais cela reste une belle production dont le transfert sur scène réserve de beaux moments ! Et qui sait, le prochain album permettrait peut être d'apporter (enfin) une vraie prise de risque dans leur composition.

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