Critical as Water – Jeremy Loops (2018)

Critical as Water Jeremy Loops

Deux ans après son premier album Trading Change, le sud africain Jeremy Loops a sorti la semaine dernière son deuxième opus: Critical as Water. Décryptage d'un bel album, quoi qu'un peu long.

Jeremy Loops nous délivre depuis 2014 une musique à base de guitare acoustique aux accents de reggae, de rap et de pop. Découvert sur la première scène du Lollapalooza Paris en 2017, il m'avait maqué par sa capacité à emballer le peu de spectateurs déjà présents. Sa musique est adepte des ruptures vocales surprenantes, toujours accompagnées par des arrangements dynamiques et entraînants à la guitare.

Critical as Water: vous reprendrez bien un peu d'optimisme ?

Cela sonne sûrement un peu cliché, mais la musique de Jeremy Loops est marquée par son origine géographique et c'est encore plus remaquable dans cet album. Dès le premier titre, Gold, on est catapulté sur une plage, au coucher du soleil, sous un vent doux. La mélodie et les paroles sont positives, rayonnantes. Un vrai sentiment "Feel Good", agréable. So, Let's go walking in the sand ?

Rather Have me Dead est tout aussi rapide et dynamique et si les paroles sont plus sombres, la musique reste elle plutôt légère. Vultures est beaucoup plus calme, voir plus plate. L'émotion peine à décoller. Freak repart dans la veine du début. Avec son rythme regaetton à la guitare, les cuivres et les paroles entre la pop et le rap, l'ambiance dansante repart d'un coup. Les paroles abordent le thème des bonheurs gratuits, par contraste à l'opulence que certains affichent.

Thieves et Waves achèvent d'une belle manière la première partie (et la meilleure) du disque. Du rythme, de la guitare, de la profondeur dans les arrangements musicaux, de l'émotion, que demander de plus ?

 

Un album qui traine en longueur

La deuxième moitié de cet opus est nettement moins enthousiasmante. Le style ne se renouvelle pas assez pour ne pas lasser. Seul titre à vraiment tirer son épingle du jeu: The Shore. Grâce à la partie "rap" et à l'apport de la guitare acoustique, cette chanson marque accroche à l'oreille.

Underwater Blues, Let it Burn et Hues of the Fall sont plates, Flash Floods rappelle Waves sans en égaler l'intensité et Runaway Kids se rapproche de The Shore tout en caricaturant totalement le refrain avec des coeurs envahissants.

En bref, l'album se laisse écouter. Même s'il y a des risques de zapper vers la fin. Il comporte quelques beaux titres dont le potentiel live doit être immense: Waves, The Shore, Freak, Gold,... Et c'est sûrement là le point fort de Jeremy Loops et de ses acolytes: sa capacité à faire élever la température de la foule, quelques soit les conditions du concert.

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