Imagine Dragons – Bercy (Evolve World Tour 2018)

Imagine Dragons à Bercy

En juin dernier, Imagine Dragons, le groupe de rock-indie américain de Las Vegas sortait Evolve, leur troisième album studio. Gros succès commercial, l'album a également été plutôt bien accueilli par la critique. Le groupe est depuis septembre sur la route avec une tournée mondiale comportant des dates américaines, asiatiques et européennes.

Paris, le 22 février 2018

Arrivées assez tôt à Bercy pour pouvoir profiter de nos places, on s'est placées près des barrière des places en fosse classique. Les fosses or sont devant nous.

Dès 20h, K.Flay assure la première partie. Je vous avoue ne pas avoir accroché. Kristine Flaherty de son vrai nom a produit un set inégal et long (10 chansons) avec une balance des sons manquant de subtilité et ne mettant en valeur que les basses. La setlist complète est à retrouver ici. Le concert n'a alors pas vraiment démarré pour le public et les stars de la soirée sont attendues pour 21h10.

Concert de Imagine Dragons a Bercy

Le groupe rentre sur scène à 4 alignés faisant face à la fosse, prêts à conquérir la salle. Dan Reynolds entame les premières notes de I Don't Know Why, titre d'ouverture de l'album Evolve. Si la première partie de la chanson est plutôt calme, dès la première pause instrumentale de percussion du groupe, le public saute et reprend en cœur le refrain. La première salve de confettis est déjà lancée, le concert a commencé fort.

La prochaine chanson est l'hymne des fans de Imagine Dragons. It's Time est fédérateur parce que c'est l'un des premiers gros single du groupe, mais aussi parce qu'il symbolise le soutien que le groupe affiche à la recherche contre le cancer, depuis que l'un de leur tout premier jeune fan américain, Tyler, est décédé des suites de sa maladie. Ce titre était son préféré. La chanson est intégralement chantée par tout le public. Gold est ensuite entonnée par le groupe, encore rejoint par le public sur l'intro dont le rythme est si particulier ainsi que sur les refrains. La fin de la chanson est l'occasion d'un beau solo de guitare de la part de Wayne Sermon.

Whatever it Takes est ensuite interprétée. Ce single, l'un des plus connus du nouvel album est là encore repris en coeur par le public, malgré le rythme soutenu du couplet. La scénographie, les visuels et les lumières du show sont savamment orchestrés pour donner un spectacle complet. Là encore, une fin de morceau agrémentée d'une partie instrumentale entre la guitare de Wayne et la basse de Ben McKee accompagnées des percussion de Dan vient galvaniser le public. I'll make it up to you et Mouth of the River suivent ensuite, avec un solo de Wayne (encore !) sur I'll Make it up to you. Je dois dire que Mouth of the River rends remarquablement bien en live. Pour un titre plutôt anecdotique sur l'album, il ressort comme un moment fort du concert. A la réflexion, c'est peut être grâce aux confettis. Oui, je reste un grand enfant.

En juillet dernier, j'avais assisté au concert de Imagine Dragons lors de la première édition du festival Lollapalooza Paris. C'était une des premières occurrences de Yesterday en live, et la prestation a été répétée ce soir-là à Bercy. Au contraire de Start Over, qui n'avait jamais été jouée avant cette tournée.

Dan Reynolds de Imagine Dragons lors du concert à Bercy

Les textes du groupe sont souvent inspirés par la bataille du chanteur du groupe avec l'anxiété et la dépression. Depuis que le monde de la musique parle de ces maladies plus librement, le groupe utilise la chanson Demons comme occasion pour accroître la sensibilisation sur ces problématiques. Ce titre du premier album Night Visions est un grand classique du répertoire et est toujours un grand moment d'émotion. Le public a spontanément allumé les lumières des téléphone au son des "It's where my demons hide, It's where my demons hide".

Rise Up a bénéficié d'une petite intro vidéo avant que Dan entonne presque a capella le premier couplet, rapidement rejoint par la fosse et les gradins. Autre chanson du premier album conservant une place sur la setlist, l'entraînante On Top of the World a permis au public de la fosse de taper dans des énormes ballons tout en chantant. L'interlude a aussi permis au groupe de se déplacer sur la deuxième scène sans (presque) attirer l'attention.

On Top of the World - Imagine Dragons à Bercy

Comme je l'avais déjà évoqué dans l'article sur l'album Evolve, j'apprécie énormément les versions acoustiques de leurs morceaux. Leurs arrangements sont très riches, avec deux ou trois guitares (#TeamGuitare) et la musicalité de leurs chansons en ressort d'autant plus. Pour cette partie sur la deuxième scène, Imagine Dragons a interprété un medley de 5 chansons du premier et deuxième albums: I Bet My Life, Bleeding Out, Amsterdam, Polaroid et Dream.

Bleeding out et Dream ont été très touchantes. Dans une simple version violon/piano/voix qui laisse toute la place à l'émotion, ces chansons trouvent une intensité incroyable quand elles sont interprétées au milieu d'une salle silencieuse de 20 000 personnes. Le public a été complètement hypnotisé et emporté par l'émotion.

Revenus sur la scène principale, le groupe a redémarré sur les deux autres singles de l'album: Thunder et Believer. K.Flay est remontée sur scène pour chanté sur Thunder. Les deux titres étant des tubes en France, le public a accompagné le groupe dans un yaourt anglais plus ou moins contrôlé sur les couplets, pour mieux se lâcher dans les refrains, sous les confettis et les jeux de lasers. Deux chansons dynamiques et énergisantes qui ont signées la fin réglementaire du concert.

Pour le rappel, le groupe a interprété la dernière chanson qui manquait de Evolve: Walking the Wire avant de finir sur la traditionnelle Radioactive. Premier tube planétaire de Imagine Dragons, sa version avec un couplet de rap de Kendrick Lammar permet un final percutant à base de grosse caisse et de tambourins qui fait danser une dernière fois toute la fosse.

Le groupe est reparti avec la promesse de revenir tous les ans. A voir si la promesse sera tenue. Le groupe continue sa route en Europe avant de repartir au printemps pour une nouvelle série de dates américaines. Côté festivals, ils seront au Lollapalooza Berlin les 8 et 9 septembre à Berlin.

En conclusion

Aller à un concert de Imagine Dragons, c'est la promesse d'assister à un show complet. Lumières, confettis, visuels vidéos: tout y est. C'est aussi la promesse d'émotions: le chanteur Dan Reynolds déploie une honnêteté et une intensité auxquelles il est difficile de de ne pas réagir. Du fan qui connaît toutes les chansons au curieux qui a entendu Thunder, Believer et Whatever it Takes et qui se souvient vaguement de Radioactive, tout le monde y trouvera son compte.

Maintenant habitués aux grandes salles après leur ascension fulgurante dans l'industrie musicale, il sera intéressant de les voir pour une occasion plus intimiste. C'est souvent là que les groupes prennent une nouvelle dimension.

3 Replies to “Imagine Dragons – Bercy (Evolve World Tour 2018)”

  1. J’adoooooooooooooooooooore les confettis !! 😛
    Et demons c’était juste parfait ! *.* ‘unless you show me hooooooow’

    1. J’adooooooooore les ballons :).
      On refera d’autres concerts ensemble, pour sûr ! Et va voir sur twitter, ils ont annoncé une « surprise » pour 2018.
      Oui, parfait comme It’s Time, Dream, I bet my life et surtouuuut Polaroid :p.

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