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Chroniques d'albumsMusique

REVIVAL – Eminem (2017)

Les jours s’enchainent sans que je trouve vraiment du temps écouter toutes les nouveautés. Enfin, une semaine presque après la sortie du tant attendu nouvel album d’Eminem, il est temps de faire le point sur REVIVAL.

Son 9ème opus est sorti le 15 décembre dernier, après plusieurs semaines intenses de teasing et une longue attente de 4 ans après le dernier The Marshall Mathers LP2. Les réactions immédiates des médias et des fans ont été très partagées: beaucoup de critiques ont porté sur le changement de style musical (orienté pop-rock sur ce dernier album), les nombreux featurings de l’album plus populaires que pertinents et la longueur de l’album. Les défenseurs de l’album ont avancé une plume toujours aussi précise et acérée ainsi qu’un engagement politique toujours aussi intense.

Un album long, dense et inégal.

Le reproche de la longueur de l’album est justifié: il n’y a pas moins de 17 titres sur cet album (sans compter les interludes). Même si la façon d’écouter la musique évolue avec le streaming et qu’écouter de bout en bout un album n’est plus la façon majoritaire de consommer la musique, s’approprier 17 titres en une écoute est épuisant, encore plus avec du rap.

Ceci étant dit, le second risque d’une telle longueur est la qualité inégale des titres. Il y a du plat et ennuyeux (Chloraseptic, Offended, Bad Husband, Nowhere Fast, …), du « peut mieux faire » (Walk on Water, Believe, Remind Me, …), du surprenant (River, Untouchable) et du touchant (In Your Head, Castle, Like Home).

Pour conclure, Eminem avait beaucoup à partager après 4 ans d’absence. Si la qualité d’écriture est indéniablement présent, le tout reste indigeste.

Des arrangements musicaux basiques

Ma déception personnelle sont les arrangements musicaux: deux reprises de titres ultra-renommés, des mélodies vides au piano, du rock caricaturé. Les titres avec des arrangements musicaux de qualité se font rares… Le temps des notes de piano de Mockinbird,  de l’intro de Lose Yourself ou des violons de When I’m Gone qui déclenchent des frissons dès la première note semble très très loin. Finie, l’ambiance si particulière des ses titres, on tombe dans les arrangements aseptisés du moment. Dommage.

L’un des seul titre qui s’en sort est River avec Ed Sheeran en featuring qui apporte sa touche personnelle avec une guitare acoustique sympa. Le titre Like Home est sympa mais le piano rappelle beaucoup trop la pop mainstram à la Rihanna ou Alicia Keys des années 2000, manquant d’originalité. Castle est plutôt agréable à l’écoute et les arrangements mettent en avant l’émotion du titre.

Deux titres à charge contre Trump, des expériences perso pour le reste

Eminem méprise Trump, on le sait. Il exprime son dégoût et son non-respect pour l’homme politique dans Untouchable et Like Home. De son activité qui frise le ridicule sur Twitter, son racisme latent, toute la personnalité de Trump (et de sa fille) passe sous l’attaque au vitriol du rappeur.

L’attaque politique s’arrête pourtant à ces deux titres. Les autres thèmes abordés sont sa fille, ses fans, des relations toxiques, … Bref, des expériences personnelles et (trop?) égocentrées.

A voir ?

Finalement, c’est un album sur lequel il faudra plusieurs semaines de recul et quelques prestations live pour pouvoir vraiment savoir si le retour d’Eminem est gagnant. S’il n’est pas au niveau d’un The Eminem Show ou de Curtain Call, il n’est pas non plus le naufrage pathétique décrit dans plusieurs médias.

 

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