Superorganism – Superorganism (2018)

couverture de l'album Superorganism

Superorganism, c'est l'histoire d'un super-groupe de 8 membres de la génération millenials qui viennent d'un peu partout sur la planète. Après une très grosse attente autour du groupe créée par la sortie du titre Something for your M.I.N.D. en septembre, leur premier album est une confirmation avec la manière de leur talent. Plongeon dans leur pop psychédélique et rafraîchissante.

Ils ont créé cet album dans une résidence londonienne où vivent 7 des membres du groupe. De ce cocon est sorti un album particulièrement créatif et unique en  son genre. Des paroles de la japonaise Orono Noguchi, aux visuels sur-colorés et barrés, aux samples électroniques, tout a été fait par le groupe. Rapidement signé sur le label Domino après le buzz de leur premier single, le groupe a conservé leur façon de produire leurs chansons dans une "wrapped version of a pop production house".

  1. It’s All Good
  2. Everybody Wants to Be Famous
  3. Nobody Cares
  4. Reflections on the Screen
  5. Sprorgnsm
  6. Something For Your M.I.N.D.
  7. Nai’s March
  8. The Prawn Song
  9. Relax
  10. Night Time

Dès les premières secondes de It's All Good, on est immergé dans l'univers délicieusement décalé de Superorganism. Un sample entêtant comme base de travail, des percussions qui donnent envie de bouger, des ruptures de rythme inattendues et des bruits organiques (portes, ...) viennent mettre en lumière les choeurs percutants du titre. L'équilibre est toujours respecté, la douce harmonie musicale ne disparaît jamais. Au contraire.

Everybody Wants to be Famous continue sur la même lancée avec son refrain si entêtant. J'ai un vrai coup de cœur pour ce titre déjà tube. Nobody Cares, de son côté, apporte une touche de fraîcheur avec ses guitares si sparkly.

Si le groupe a son identité très marquée et unique, il ne tombe pas dans la facilité de faire 10 titres qui se ressemblent. Reflections on the Screen possède une atmosphère qui oscille entre la nostalgie et une humeur plus sombre, c'est la première rupture avec le ton joyeux du début de l'album. La basse rythme le morceau mais contraste avec la guitare plus légère.

 

SPRORGNSM est encore un peu plus barré, plus percutant et avec un refrain qui va être absolument épique à reprendre en live, j'en suis sûre. Le thème de la chanson représente bien la force du collectif qui se dégage de leur super-collectif. On enchaîne ensuite avec le désormais ultra-connu et génial Something for your M.I.N.D.

Nai's March repart sur une base plus calme et mystérieuse, qui correspond bien à l'ambiance aquatique donnée par les bruits de vague. Des pauses rythmiques viennent ici encore surprendre l'auditeurs pendant lesquelles on entend des voix japonaises et des bruitages de jeux vidéos. Une destructuration électronique à la Super-Mario prend place en plein milieu du morceau avant de repartir sur une ambiance plus calme, comme au début. Inattendue mais plaisant. Est-ce une comparaison avec une balade dans Tokyo ?

The Prawn Song repart de plus belle dans l'ambiance psychédélique en vous emmenant "chiller" au fond de l'océan avec les crevettes. Je serais presque tenter de les suivre tellement la bulle musicale fonctionne bien.

Les deux derniers titres Relax et Night Time sont plus calmes et bouclent avec le début de l'album. J'ai presque l'impression d'avoir vécue une journée bien (trop?) remplie pendant l'écoute de cet album. On recommence ?

En conclusion

Superorganism nous a livré un OVNI dans l'univers musical actuel qui se savoure. 33 minutes de pop psychédélique fun, barrée et surtout très colorée. Ils ont réussi à imposer leur style aux multiples influences tout en ré-inventant le genre. Une pépite et le meilleur album de l'année jusqu'à aujourd'hui.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *