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Chroniques d'albumsMusique

The Evol’ – Shaka Ponk (2017)

Shaka Ponk a sorti son 6ème album studio le 17 novembre dernier et ça déménage ! On vous présente ce mélange jouissif de rock, hard-rock, slam, électro à la française.

Shaka Ponk s’est révélé au grand jour en 2011 avec leur 3ème album The Geeks and the jerkin’ socks. Un excellent album, qui a bercé mes années lycées. Deux albums plus tard et un passage à vide en 2014 avec deux albums moins réussis, le groupe revient avec un opus plus développé, plus mature et extrêmement dynamique.

Un vrai travail de production et de maturation

The Evol’ (Love à l’envers) traite de l’évolution de notre monde, de l’amour comme message général et de l’équilibre très ténu entre une évolution positive, constructive et celle destructrice. Le groupe a pris pour la première fois le temps de se poser pour effectuer un vrai travail de production et ça se voit. Le lieu du QG d’enregistrement choisi a forcément influencé sur les textes (à quelques rues du Bataclan) abordé sur cet album. Leur style reconnaissable, teinté d’électro est toujours présent, mais il s’est enrichi de toutes les influences musicales du groupe et en est sorti grandi dans ce superbe opus.

On attaque avec le titre Gung Ho: 50 secondes d’intro douce à la guitare et à la voix de Samaha comme signe de bienvenue et un gros riff de guitare balancé à la suite (Je suis la seule à entendre Reapers de Muse sur ce riff ?), on est mis dans l’ambiance. Fear ya reste dans la même veine, avec encore une ligne mélodique sur le refrain mélodieuse et résolument catchy, ce qui semble être la marque de fabrique de cet album.

On enchaine alors 3 titres énergiques Faking Love, Bunker, On fire, aux guitares bien présentes (Décidément, on retrouve du Drones de Muse dans ces guitares, en mieux !) et avec des refrains qui restent dans la tête. C’est bien construit et produit, on saute partout et on se lâche.

Première rupture avec Summer Camp: une guitare acoustique avec de beaux arrangements et les voix de Frah et Samaha dans une ballade sympathique.Une accalmie avant la deuxième partie.

Wrong Side, single de l’album fait le job. On le connaît déjà, c’est efficace, dans la droite lignée de la première partie de cet album. Un petit côté punk-rock dans les refrains qui vous emportent, alternés par des instru variées et maîtrisées électros qui subliment les voix de Frah et Sam.

Voici venir les deux ovnis de cet album. D’abord Wataman, un mélange extrêmement enlevé de rap et de métal à 1000 à l’heure. Et enfin Slam & SlamEd’, de l’électro, du rap et du slam de la part d’Edouard Baer (oui, oui, vous avez bien lu!). Une surprise, un morceau vraiment à part de l’album sans pour autant perdre en cohérence.

On repart ensuite sur les 4 derniers titres de l’album. Share a line est le titre le moins réussi, très électro, sans décollage. Mysterious Way est une belle ballade guitare-voix à la Radiohead, repris à la sauce Shaka Ponk. Le titre finit sur une envolée d’une belle intensité. Enfin Killing Hallelujah clôt l’album comme il avait commencé: à 1000 à l’heure avec une belle ligne de basse en prime.

Un superbe album, varié, juste, bien écrit et jouissif d’un groupe français de rock, c’est assez rare pour être savouré ! Qu’une hâte, voir tout ça sur scène, dans une ambiance de fou que ce groupe sait amener à chacune de leur apparition sur scène.

http://mytaratata.com/taratata/519/shaka-ponk-camille-et-julie-berthollet-smells-like-teen-spirit-nirvana/embed?w=640&h=360&autoplay=0

Comme sur cette reprise de Smells Like Teen Spirit de Nirvana sur le plateau des 25 ans de Taratata en octobre dernier.

 

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