De l’O2 arena à l’Olympia – The Script (Freedom Child Tour 2018)

the script à l'Olympia pour le Freedom Child Tour

4 ans après la dernière tournée du groupe irlandais The Script pour l'album No Sound Without Silence, le trio est de nouveau sur les routes pour soutenir leur 5ème album Freedom Child, sorti le 1er septembre 2017. Je les ai suivis sur la première date à l'O2 arena de Londres et sur leur unique date française à l'Olympia. Deux concerts dans deux pays, dans des salles avec des capacités d'accueil inégales pour deux prestations très différentes. Récit.

L'O2 arena - Londres : 23 février 2018

Arrivées sur les lieux du concert en fin d'après-midi, nous nous sommes installées à la barrière de la deuxième scène. En Angleterre, le groupe est populaire et peut ainsi se produire à guichets fermés deux soirs de suite dans la salle de 20 000 places.

Dès 19h30, les lumières baissent pour accueillir sur scène Ella Eyre en première partie dans une salle quasi-comble. La chanteuse londonienne est connue depuis 2015 pour son album Feline. Son style se rapproche du hip-hop avec une influence pop-rock évidente. Elle offre une prestation solide, avec une partie du public déjà acquis à sa cause. En piochant dans les titres de son premier album (Good Times, Together, Ego), elle dynamise la salle qui reprend en cœur les refrains de ces morceaux. Deux nouveaux morceaux sont également joués: Answer phone et LOV(E). Un set plaisant et plutôt court qui nous a tout juste motivé pour la suite.

Pendant l'entracte, les techniciens s'affairent autour de la deuxième scène. 30min plus tard exactement, le rideau qui entourait la deuxième scène tombe brusquement, dévoilant le groupe. La scène s'élève sous les cris et applaudissements du public. Les trois premières chansons permettent un démarrage très intense du concert. Les tubes Superheroes et Paint the Town Green sont accompagnés par le plus récent mais tout aussi dynamique Rock the World. En 15min, l'ambiance est montée de plusieurs crans. Toute la fosse est animée, les gradins sont debout et toute la salle chante à plein poumons. La magie de leurs concerts est bien présente.

Superheroes, en plein milieu de la fosse

Breakeven - The Script

Paint the Town Green - The Script

De retour sur la scène principal, le groupe entame le morceau emblématique du groupe, toujours aussi prépondérant, 10 ans après sa sortie. The Man Who Can't be Moved n'a pas vraiment besoin du groupe pour être chanté, et reste un grand moment d'émotion.

Après Wonders, c'est Arms Open qui retentit. Le dernier single de l'album Freedom Child est une beau titre (presque) acoustique. C'est le prétexte à un moment de partage avec le public et d'un petit discours d'introduction de la part du guitariste Mark Sheehan sur la tolérance.

Arms Open - The ScriptArms Open 

Le groupe a une relation spéciale avec leurs fans. Généreux, ils l'ont encore prouvé ce soir-là en interprétant 3 chansons: If you Ever Come Back, I've never seen anything quite like you et The Energy never dies depuis les gradins (sur les genoux des personnes en fait). Un cauchemar pour les vigiles, un rêve pour les spectateurs.

If you ever come back - The ScriptLe dernier titre a même été interprété tout en courant dans les gradins pour passer d'une extrémité à l'autre.

Après un retour sur scène, le chanteur a demandé la participation du public pour interpréter No Man is an Island. Après la chanson en elle-même, la foule de la fosse a sauté de droite à gauche et ensuite chanté contre l'autre moitié de la salle.

Se sont ensuite enchainés les titres If you could see me now, toujours aussi émouvant, le classique For The First Time et Rain, le premier single du groupe de leur dernier album accompagné par de beaux visuels. Le groupe a cette capacité à écrire des textes puissants, qui touchent toutes les générations. Et ce soir, cela c'est vu. Le public était mixte: des hommes et des femmes de tout âge se sont rassemblés pour fêter le groupe dans leur dernière halte de la tournée britannique. Si seule la fosse était assez mobile pour danser et sauter, toute la salle a chanté sur chaque titre. Et s'entendre chanter avec 20 000 autres personnes, cela m'émeut profondément.

C'était déjà la fin du concert. Après un simulacre de rappel qui a duré environ 20 secondes, le groupe est réapparu sur scène pour les 3 dernières chansons.

Après les impressionnants jeux de lasers sur No Good in Goodbye, The Script finit sur deux titres marquants du répertoire. D'abord Breakeven, qui est sûrement le single qui les a fait connaître aux USA. Dès les premières notes au clavier, la chanson est reconnue par tout le monde. Ici encore, le titre est tout autant interprété par le public que le groupe.

No Good in Goodbye - The ScriptNo Good in Goodbye

La dernière chanson est toujours un moment intense dans les concerts du groupe. Depuis la dernière tournée, le trio finit avec Hall of Fame. Danny O'Donoghue profite de ce dernier moment avec le public pour rappeler l'importance de profiter du moment présent, l'importance de la liberté de pensée et d'action ainsi que l'universalité de la musique : "Music is the one true religion. It doesn't give a shit what you look like, where are you from, what shape you are, what religion, what nationality... It accepts you no matter what you are" dit-il. Si les thèmes apparaissent niais et simplistes, l'honnêteté et l'émotion du chanteur à ce moment est indéniable. Cette chanson est le point d'orgue de la soirée. Au milieu de la fosse, entourée de lumières des téléphones portables des autres membres de la "The Script Family", crier plus que chanter "Standing in the hall of fame" avec les confettis qui tourbillonnent est pour moi le meilleur moment du concert.

Olympia - Paris: le 27 février 2018

4 jours après, on prend les mêmes et on recommence. Enfin presque. Si les irlandais sont en terrain conquis à Londres, ce n'est pas vrai en France. Leur popularité est bien plus basse. Arrivées sur les lieux un peu tardivement, on trouve encore des places à la barrière droite. Derrière un groupe de fans irlandaises totalement groupies.

A 20h, la première partie toujours assurée par Ella Eyre commence. Le set est sensiblement identique avec clairement moins de soutien qu'à Londres. Forcément, elle est beaucoup connue en France. Le manque initial de réponse n'empêche pas l'artiste de motiver la foule et les premiers rangs de la fosse répondent bien.

Un peu après 21h, et avec du retard The Script fait enfin son entrée sur la scène de l'Olympia. Le show s'annonce dépourvu de tout artifice: sans confettis, sans deuxième scène et sans effets lasers le groupe va devoir emporter le public avec sa seule énergie et présence sur scène. Le programme du concert est le même que celui à Londres, vous pouvez le retrouver ici.

Dès les trois premières chansons, le public a été transporté. D'ailleurs, le chanteur l'a lui même souligné en disant que c'était la meilleure réponse à leurs chansons qu'ils avaient eu à Paris. L'ambiance plus intimiste a été très appréciée. Ce concert était plus intense que celui de Londres, dans la réponse des gens (essentiellement de la fosse) mais aussi dans l'énergie que le groupe a montré sur scène.

Après avoir sauté et crié comme des fous sur les trois premières chansons, Superheroes, Rock the World et Paint the Town Green, il y a eu là-aussi The Man Who Can't be moved. Un bel instant de chant entre la foule et Danny O'Donoghue.

Dans les moments marquants, on retiendra No Man is An Island qui a encore une fois fait danser et chanter (crier) le public, l'intermède de trois chansons: If you Ever Come back, Never Seen Anything "Quite Like You" et The Energy Never Dies au balcon de l'Olympia et l'apparition de Amir (qui ne connaissait qu'à moitié les paroles...) sur Rain.

No Man is an Island à l'Olympia

Le groupe quitte la scène avec la promesse de ne pas remettre 5 ans à revenir se produire à Paris. On espère aussi.

En conclusion

Cela serait mentir de soutenir corps et âmes que le dernier album de The Script est au même niveau que les précédents. Freedom Child comporte deux, trois pistes intéressantes qui n'ont pas malheureusement pas été interprétées sur scène lors de cette tournée. L'essentiel est donc ailleurs lors des concerts du trio irlandais. Avec une setlist majoritairement composée de chansons phares des précédents albums (11 sur 16 à Paris par exemple), éprouvées sur scène, leurs concerts permettent de célébrer leurs 10 ans de carrière comme il se doit. Les fans ressortent conquis (et nous aussi) après avoir vécu l'un des moments marquants de ce début d'année. Au passage, on profitera du manque d'engouement des fans français pour le groupe pour avoir accès à des show intimistes, très rares lorsqu'ils se produisent de l'autre côté de la manche, en Allemagne ou aux Pays-Bas.

3 Replies to “De l’O2 arena à l’Olympia – The Script (Freedom Child Tour 2018)”

  1. Uniquement 5 chansons du dernier album ?! C’est étonnant je trouve! Donc oui ça sonne moins comme une promotion de leur album que comme une célébration des 10 ans de carrière ^^

    1. Ouais, je ne trouve pas ça plus mal je t’avoue.
      Je préfère les précédents opus, y a vraiment des titres exceptionnels dessus.
      Ouais, je me demande s’ils font faire un truc spéciaux pour les 10 de leur premier album ?

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