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Chroniques d'albumsMusique

The Thrill of it All – Sam Smith (2017)

Trois ans après le premier album studio de Sam Smith, In The Lonely Hour, l’anglais revient avec son deuxième opus, The Thrill of it All. Chronique d’un retour un peu trop sage pour être vraiment enthousiasmant.

Le premier opus du chanteur l’avait directement propulsé au rang de super star de la pop internationale. 12 millions d’albums vendus juste pour ce premier opus et la bagatelle de quatre Grammy’s, d’un Oscar, d’un Golden Globet et de trois Brit Awards. Les ingrédients de ce succès fulgurant étant une immense voix, des sentiments universels décrits et ressentis de façon accessibles dans des ballades et chansons mélancoliques.

Des textes intimes, des mélodies beaucoup trop classiques et trois pépites

Trois ans plus tard donc, nous sommes toujours au même point. Le premier single Too Good at Goodbyes ne laissait pas vraiment place à la surprise et à l’imagination pour la suite de l’album. Nous voici donc au début de l’album qui s’ouvre sur ce premier single. Un piano, la voix angélique et on est reparti pour 49 minutes.

Les textes sont beaucoup plus personnels que le premier opus. Sam Smith aborde des thèmes intimes: son coming-out face à son père catholique (HIM), une lettre ouverte à ses parents dans Scars, une fuite amoureuse dans Midnight Train

Mais paradoxalement, ses textes sont accompagnés par des mélodies entendues et ré-entendues. Qu’elles soient empruntées à d’autres univers comme celui de la pop ou du pop-rock, ou que l’on verse dans certains clichés de la soul, les musiques ne sortent vraiment pas de l’ordinaire. J’avais envie de chanter Creep de Radiohead sur l’intro de Midnight Train, et les guitares de Scars évoquent carrément l’ère X&Y de Coldplay. Les chansons plus tournées vers la soul de l’album sont aussi assez caricaturales: des violons sur le titre éponyme The Thrill of it All, des cœurs de gospel sur Too Good at goodbyes

Trois titres viennent tout de même relever un ensemble beau mais manquant de surprises :

  • Say It First : Un titre planant avec des percussions en rupture, résolument plus positif et lumineux dans ses paroles et sa conception.
  • Burning : Le début de ce titre dépouillé met en valeur le falsetto de Sam Smith. Finalement, c’est peut être dans la simplicité que sa voix déclenche le plus d’émotions.
  • No Peace (ft. YEBBA) : Un changement de beat et d’ambiance qui arrive à point nommé. Un titre plus dynamique et intense et de belles harmonies dans les voix.

Too good at goodbyes, le premier single de cet album.

Conclusion: une des plus belles voix de la pop actuelle accompagnée par les mélodies les plus classiques de la pop actuelle. Cela donne un mélange beau mais moyennement intéressant, alors qu’on pouvait s’attendre à un feu d’artifice musical. L’album a vraiment du potentiel, mais il manque un élément indispensable pour en faire un excellent album.

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