Violence – Editors (2018)

Editors - Violence

Les anglais d'Editors ont sorti le 9 mars leurs 6ème album studio intitulé Violence. Plongée dans leur univers sombre et intense. 

Les fans du groupe sont habitués: à chaque nouvel opus il faut s'attendre à être désarçonné par un virage parfois subtil, parfois plus brutal, dans la musique d'Editors. Pourtant, cette fois-ci, le virage pop-électro pris dans le 5ème album In Dreams se confirme.

Violence, produit par Leo Abrahams (Florence & The Machine) se veut plus accessible que les précédents disque. On découvre alors les 9 titres d'une traite. Si le disque n'est pas si désagréable, il manque un peu d'intensité.

Par exemple, Cold passe sans jamais décoller, pour passer directement au très réussi Hallelujah (So Low). Un couplet envoûtant à la guitare acoustique bien présente, qui annonce un pré-refrain planant avec une touche de synthé pour arriver sur le refrain, puissant, aux guitares saturées. Un titre qui doit être efficace en live, dans une grande salle.

Le titre éponyme de l'album est une longue balade de 6min dans l'univers sombre et un poil psychédélique d'Editors. Le refrain reste bien en tête et les "beats" électro du couplet rythment le morceau, accompagnant sa montée en intensité.

Avec Darkness at the Door, on change d'univers. Le titres est en contradiction avec l'ambiance, résolument lumineuse et plus pop. Le refrain me fait penser à l'ambiance du deuxième album de Imagine Dragons, Smoke + Mirrors. Le titre paraît un peu saugrenu dans l'enchaînement de l'album, mais est plutôt efficace en tant que single.

Nothingness, plus électro et synthétique nous replonge dans un univers sombre et plus lent sur les couplets pour mieux reprendre de la hauteur sur les refrains. Là-encore, c'est une belle composition. L'enchaînement avec le single de l'album Magazine est parfait. Ce titre est un joyeux mélange d'influence qui maintient tout de même une belle harmonie, pour rendre le tout très radiophonique.

Deuxième changement d'ambiance, No Sound but the Wind est une belle ballade romantique. Un tryptique piano-violons-voix pour planter une ambiance dramatique au titre, qui met en lumière la belle voix de Tom Smith

Le disque se finit sur Counting Spooks et Belong. Les deux titres trainent un peu en longueur. C'est là la faiblesse (relative) de cet opus: des extrémités moins réussies qui laissent un arrière goût de pas-assez après l'écoute de l'album.

Pas si violent et protéiforme

Ce 6ème opus d'Editors est globalement une réussite. Il contient de beaux titres, qui feront vibrer la foule dans leurs prochains concerts, sans aucun doute. Sur un album aussi court, chaque titre un moins accrocheur est préjudiciable. 3 chansons, c'est ce qui manque à Violence pour attendre des sommets musicaux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *